Les femmes d’agriculteurs, libérées à la fin des récoltes des céréales traditionnelles, sont alors disponibles pour renforcer la sécuritaire de leur famille en se consacrant au maraîchage. La saison sèche de novembre à fin mai /début juin (date du retour des premières pluies et des semailles) est propice au maraîchage sous réserve de deux conditions indispensables : des clôtures pour protéger les plantations des animaux qui divaguent et des puits pour arroser les légumes.

L’accès à l’eau est un enjeu crucial pour la sécurité alimentaire des familles et pour l’autonomie des femmes

 La malnutrition reste un problème endémique car les le rendement des cultures traditionnelles sont liées au régime très aléatoire des pluies. Dans ce contexte le maraichage est un apport nutritif important pour renforcer l’alimentation de la famille.

Le maraichage ne dépendant pas des pluies mais des puits permet de vendre les excédents de légumes sur les marchés se qui procure des ressources pour les dépenses familiales (éducation, santé…)

Formation au maraîchage

La formation est essentielle au succès de maraichage pour en apprendre les rudiments : rotation des cultures, composte, arrosage, lutte respectueuse de l’environnement contre les nuisibles, … Les femmes sont enthousiastes et échangent leurs idées pour progresser.

Autonomie

Cette activité permet d’une part aux femmes de compléter les revenus du foyer grace aux légumes excédentaires vendus sur les marchés de financer les soins nécessaires aux enfants et des dépenses liées à leur s scolarités.

D’autre part sur les lieux du maraichage les femmes sont organisées en 18 groupements organisés après élection par une présidente, une secrétaire et une trésorière. Elles décident ensemble des projets qu’elles souhaitent entreprendre.

Réalisations

  • 40 hectares de maraichage
  • 18 groupements pour un total de 894 femmes
  • 13 puits maraichers
  • 3 forages solaires munis chacun d’un réservoir de stockage
  • 20 hectares grillagés
  • 1 moulin à mil
  • 1 pileuse à mil